En 1900 à Vienne, le succès d'un magicien trop doué (Edward Norton) suscite la jalousie du Prince héritier Leopold (Rufus Sewell). Décidé à détruire ce rival, qui fut aussi l'amour de jeunesse de sa fiancée Sophie (Jessica Biel), il charge son homme de confiance (Paul Giamatti) de le traquer sans relâche. Quelque peu éclipsé par la parution la même année 2006, du film de Christopher Nolan,Le Prestige,L'illusionniste, de Neil Burger, a pourtant plus d'un lapin dans son chapeau. Moins complexe queLe Prestige, le film aborde également le thème de la magie à la fin du XIXe siècle, mais joue sur l'aspect du conte romantique, et flirte avec le fantastique de manière très réjouissante.L'illusionnistes'inspire d'une nouvelle de l'Américain Steven Millhauser publiée en 1990. Neil Burger l'a étoffé avec une bonne dose de romanesque et en y ajoutant une dimension émotionnelle au travers de nouveaux personnages, tels que Sophie ou le Prince héritier. Raconté du point de vue de l'inspecteur (incarné par l'impeccable Paul Giamatti), le film lui-même est un tour de magie, et comme l'inspecteur, le spectateur cherche à élucider l'énigme de ce magicien qui semble posséder des pouvoirs surnaturels. Jeu entre réalité et apparences, mysticisme et science,L'illusionniste, relevé par une belle partition de Philip Glass, est aussi une grande histoire d'amour, porté par un Edward Norton intense et plus ténébreux que jamais.Interactivité : 4/5Neil Burger, manifestement passionné par son sujet, livre un très bon commentaire audio. L'une des scènes coupées, relative auJoueur de flûte de Hamelin, vaut également le détour, comme le reportage intéressant sur Robert Houdin, dont le magicien Eisenheim du film est énormément inspiré. Le reste du programme (making-of, interview d'Edward Norton) revêt un caractère plus promotionnel.Image et son : 5/5